Coupure de presse — Augenblicksverliebt: Jacques-Henri Lartigue und Max Ernst in Paris

Augenblicksverliebt: Jacques-Henri Lartigue und Max Ernst in Paris

PARIS, im Juni Die Galerien des „Goldenen Dreiecks“ zwischen der Rue du Faubourg Saint-Honoré und der Avenue Matignon sind ihrer Adresse Erlesenheit schuldig, doch auch hier sind so gelungene Präsentationen wie die Ausstellungen mit Jacques-Henri Lartigue bei Bellier und Max Ernst bei Daniel Malingue nicht an der Tagesordnung. Das fotografische Werk Lartigues mag zwar bekannt und derzeit Gegenstand einer Retrospektive im Centre Pompidou sein, es ist dennoch ein Vergnügen, die rund sechzig Vintage-Abzüge aus dem Besitz des Fotografen und seiner vor drei Jahren verstorbenen Witwe Florette bei Bellier zu betrachten. Clou der Schau „Jacques-Henri Lartigue – Der Abdruck des Glücks“ ist sein als Kind angelegtes Album mit den ersten Fotografien sowie Zeichnungen – das „Vieux Cahier Maman“ –, das als einziges Zeugnis dieser Art noch in privatem Besitz ist (um 650 000 Euro). Denn Lartigue hat 1979 seine gesamten Tagebuchalben, Abzüge und Negative dem französischen Staat geschenkt. Der junge Fotograf versuchte als einer der ersten, Bewegung festzuhalten, im Bestreben seiner Generation, immer schneller und höher hinaus zu kommen: Er verewigte 1910 erste Flugversuche in „Issy-les-Moulineaux“. Die Aufnahmen der Damen im Bois de Boulogne geben ein Bild der von Proust beschriebenen Belle Epoque; doch die Pelzmuffs von „Alice et Gaby Boissy, Avenue du Bois, 1913“ wichen schon bald der Bewegungslust im Freien, die Maurice Chevalier 1926 mit einem Handstand am Strand meisterhaft verkörpert. – Das hier abgebildete Foto entstand während der Dreharbeiten zu dem Film „Les Aventures du Roi Pausole“ 1932 in Cap d’Antibes. An moderner Eleganz auch heute noch kaum zu überbieten ist das Bild der Geliebten Renée Perle, 1930 sonnengebräunt in strahlendem Weiß abgelichtet. Jacques-Henri Lartigue hat konsequent, ohne jemals frivol zu sein, nur die schönen Augenblicke des Lebens festgehalten und dabei doch ihre Vergänglichkeit spüren lassen. Die Abzüge, die unverstellte Lebenslust und Freude an allem Neuen des beginnenden 20. Jahrhunderts widerspiegeln, kosten von 28 000 bis 75 000 Euro. (Bis 11. Juli.)

Für eine Galerieausstellung mit Werken von Max Ernst bedarf es eines weltumspannenden Netzes von Kontakten zu Sammlern und Institutionen. Der Galerie Daniel Malingue ist es gelungen, rund achtzig Werke zusammenzutragen – von einem frühen, noch expressionistisch geprägten Ölbild auf Karton, „Unsterblichkeit“ von 1913, über Zeichnungen, Collagen, Frottagen, Gemälden und Skulpturen bis zur Bronzeplastik „Mon ami Pierrot“ von 197*. Eine direkte Verkaufsausstellung ist das nicht; sie soll Sammlern und Interessenten dennoch eine Art Bestandsaufnahme dessen erlauben, was der Markt potentiell zu bieten hat, und Angebote an die Besitzer sind möglich. Die Besonderheit der Schau liegt vor allem in mehr als einem halben Dutzend Werken, die bislang kaum oder noch nie öffentlich zu sehen waren: wie die Aquarellzeichnung, Frottage und Collage „Poire“ von 1925; das Ölbild „La mer“ aus demselben Jahr, eine herrliche Komposition in Weiß, Blau und Orangetönen im Besitz einer holländischen Stiftung; die Frottage turtelnder „Oiseaux“ von 1926. Nicht zuletzt die, im Gegensatz zu den „Wald“-Gemälden, horizontal angelegte „Composition“ von 1927 und „Marine en rouge“ von 1928 könnten auch manchen Kenner überraschen. (Bis 18. Juli.) ANGELIKA HEINICK

(Note : L'année pour la sculpture "Mon ami Pierrot" est imprimée de manière incomplète dans le journal "von 197." au lieu de 1974).

Amoureux de l'instant : Jacques-Henri Lartigue et Max Ernst à Paris PARIS, en juin Les galeries du « Triangle d'Or » entre la rue du Faubourg Saint-Honoré et l'avenue Matignon se doivent d'être à la hauteur de l'élégance de leur adresse, mais des présentations aussi réussies que les expositions de Jacques-Henri Lartigue chez Bellier et de Max Ernst chez Daniel Malingue n'y sont pas monnaie courante. Si l'œuvre photographique de Lartigue est certes connue et fait actuellement l'objet d'une rétrospective au Centre Pompidou, c'est néanmoins un plaisir de contempler chez Bellier les quelque soixante tirages d'époque (vintages) provenant de la collection du photographe et de sa veuve Florette, décédée il y a trois ans. Le clou de l'exposition « Jacques-Henri Lartigue - L'empreinte du bonheur » est l'album créé dans son enfance avec ses premières photographies et dessins – le « Vieux Cahier Maman » –, qui est le seul témoignage de ce type encore en mains privées (environ 650 000 euros). En effet, Lartigue a fait don de tous ses albums-journaux, tirages et négatifs à l'État français en 1979. Le jeune photographe a été l'un des premiers à tenter de capturer le mouvement, dans l'aspiration de sa génération d'aller toujours plus vite et plus haut : il a immortalisé en 1910 les premiers essais de vol à « Issy-les-Moulineaux ». Les clichés des dames au Bois de Boulogne offrent une image de la Belle Époque décrite par Proust ; mais les manchons en fourrure d'« Alice et Gaby Boissy, Avenue du Bois, 1913 » ont vite cédé la place à la joie du mouvement en plein air, magistralement incarnée par Maurice Chevalier faisant le poirier sur la plage en 1926. – La photo reproduite ici a été prise pendant le tournage du film « Les Aventures du Roi Pausole » en 1932 au Cap d'Antibes. Aujourd'hui encore, difficile de surpasser l'élégance moderne de l'image de sa maîtresse Renée Perle, photographiée en 1930, bronzée dans un blanc éclatant. Jacques-Henri Lartigue a systématiquement immortalisé, sans jamais être frivole, uniquement les beaux instants de la vie, tout en laissant percevoir leur nature éphémère. Les tirages, qui reflètent la joie de vivre intacte et l'enthousiasme pour toute la nouveauté du début du XXe siècle, coûtent entre 28 000 et 75 000 euros. (Jusqu'au 11 juillet.)

Pour une exposition en galerie d'œuvres de Max Ernst, il faut un réseau mondial de contacts avec des collectionneurs et des institutions. La galerie Daniel Malingue a réussi à rassembler environ quatre-vingts œuvres – depuis une huile sur carton de jeunesse aux accents encore expressionnistes, « Immortalité » de 1913, en passant par des dessins, collages, frottages, peintures et sculptures, jusqu'à la sculpture en bronze « Mon ami Pierrot » des années 70. Il ne s'agit pas d'une exposition-vente directe ; elle doit néanmoins permettre aux collectionneurs et aux amateurs de dresser un état des lieux de ce que le marché peut potentiellement offrir, et il est possible de faire des offres aux propriétaires. La particularité de l'exposition réside avant tout dans plus d'une demi-douzaine d'œuvres qui n'ont jusqu'à présent été que rarement, voire jamais, vues par le public : comme le dessin à l'aquarelle, frottage et collage « Poire » de 1925 ; l'huile « La mer » de la même année, une magnifique composition dans les tons blancs, bleus et orangés appartenant à une fondation néerlandaise ; le frottage de tourtereaux « Oiseaux » de 1926. Enfin, la « Composition » de 1927, de format horizontal contrairement aux tableaux de « Forêt », et « Marine en rouge » de 1928, pourraient également surprendre plus d'un connaisseur. (Jusqu'au 18 juillet.) ANGELIKA HEINICK