
Kunstmarkt
Wie Max Beckmann gehört auch Edvard Munch zu den Größen der Moderne, deren Werk in Frankreich fast ignoriert wird. Das Musée d'Orsay besitzt nur ein weniger bedeutendes Gemälde Munchs. Nun eröffnet die Pariser Galerie Bellier ihre neuen Räume in der Rue de l'Elysée 20 mit einer Ausstellung von vier Gemälden und fünf Aquarell- und Farbstiftzeichnungen, allesamt aus norwegischen Privatsammlungen: ein beachtliches Konvolut für eine Galerie; denn die meisten Werke befinden sich in norwegischen Museen. Mit der Ausstellung möchte Luc Bellier, der die vormals am Quai Voltaire ansässige Galerie in der dritten Generation leitet, die „verpaßte Liebesgeschichte zwischen Munch und Frankreich“ mit Verspätung anbahnen. Bei einem ersten Paris-Aufenthalt 1885 holte Munch sich Eindrücke im Louvre und auf dem Salon d'Automne; in den neunziger Jahren dann knüpfte er Kontakte zu den Impressionisten und Neoimpressionisten und fand wohlwollende Aufnahme bei Mallarmé und den Symbolisten. Doch der Durchbruch blieb ihm in Frankreich versagt.
Eines der frühesten Gemälde bei Bellier, die „Frau bei der Toilette“ von 1892, kommt mit seinem in orangerotes Licht getauchten Interieur dem Neoimpressionismus am nächsten; es ist mit vier Millionen Dollar beziffert. Beim „Wintermorgen“ desselben Jahres, einst Teil der Sammlung Walter Rathenau, kontrastiert das warme Licht der Fenster mit der feuchten Dunkelheit der Straßen (2 Millionen Dollar). „Sommernacht, Åsgårdstrand“ von 1902 zeigt das Haus des Malers an der norwegischen Küste unter einem Sternenhimmel (6 Millionen Dollar). Das Bild „An der Küste, Åsgårdstrand“ aus den Jahren 1898/1902, auf dem zwei kahle Bäume sich wie Figuren beim Tanz bewegen, soll das Interesse des Direktors des Musée d'Orsay geweckt haben (4 Millionen Dollar). – Die abgebildete, 25 mal 36 Zentimeter messende Gouache auf Papier von 1896/1902 zeigt eine Frau mit der rechten Hand auf ihrem blutenden Herzen; sie kostet 280 000 Euro. (Bis 31. Oktober.) A.H. / Foto Galerie
Marché de l'art À l'instar de Max Beckmann, Edvard Munch fait partie des figures majeures de l'art moderne dont l'œuvre est presque ignorée en France. Le musée d'Orsay ne possède qu'un tableau mineur de Munch. Aujourd'hui, la galerie parisienne Bellier inaugure ses nouveaux espaces au 20, rue de l'Élysée avec une exposition de quatre peintures et cinq dessins à l'aquarelle et aux crayons de couleur, tous issus de collections privées norvégiennes : un ensemble remarquable pour une galerie, car la plupart des œuvres se trouvent dans des musées norvégiens. Avec cette exposition, Luc Bellier, qui dirige en troisième génération la galerie autrefois installée quai Voltaire, souhaite nouer avec retard cette « histoire d'amour manquée entre Munch et la France ». Lors d'un premier séjour à Paris en 1885, Munch avait puisé ses impressions au Louvre et au Salon d'Automne ; dans les années 90, il avait ensuite tissé des liens avec les impressionnistes et néo-impressionnistes et reçu un accueil favorable de la part de Mallarmé et des symbolistes. Pourtant, la véritable reconnaissance lui fut refusée en France.
L'une des toiles les plus anciennes exposées chez Bellier, la « Femme à sa toilette » de 1892, avec son intérieur baigné d'une lumière rouge orangé, est la plus proche du néo-impressionnisme ; elle est évaluée à quatre millions de dollars. Dans « Matin d'hiver » de la même année, qui fit autrefois partie de la collection Walter Rathenau, la lumière chaude des fenêtres contraste avec l'obscurité humide des rues (2 millions de dollars). « Nuit d'été, Åsgårdstrand » de 1902 montre la maison du peintre sur la côte norvégienne sous un ciel étoilé (6 millions de dollars). Le tableau « Sur la côte, Åsgårdstrand » des années 1898/1902, où deux arbres dénudés se meuvent telles des figures dansant, aurait éveillé l'intérêt du directeur du musée d'Orsay (4 millions de dollars). – La gouache sur papier reproduite ici, mesurant 25 sur 36 centimètres et datant de 1896/1902, représente une femme la main droite posée sur son cœur en sang ; elle coûte 280 000 euros. (Jusqu'au 31 octobre.) A.H. / Photo Galerie